Devenir psychologue pour apporter un accompagnement à la parentalité

En 2003, alors que j’exerce le métier d’éducatrice de jeunes enfants, je décide de reprendre mes études de psychologie pour compléter mon diplôme par une licence.

L’université Lyon 2 à Bron propose un dispositif (le CFP : Contrat de Formation Personnalisé) permettant un aménagement des cours pour les personnes salariées. Cela me convient puisque d’un point de vue financier, il est impératif que je continue à travailler. Je m’inscris donc.

Puis, chemin faisant, au fil de mes expériences professionnelles, des stages, des rencontres, je me rends compte que je suis particulièrement sensible au lien enfant-parents. Tout d’abord, parce qu’il ne va pas de soi d’être parent, même quand l’enfant est souhaité, désiré par le couple. Ensuite, parce que la façon dont chacun est parent est fortement corrélée à son histoire, sa culture... Puis, lorsque tout semble réuni pour que le développement psychique soit harmonieux, le lien enfant-parent peut être en souffrance en raison d’un manque d’anticipation, de projection de ce qu’implique l’arrivée d’un enfant dans un couple, ou en raison d’accidents de la vie qui peuvent mettre particulièrement à l’épreuve l’exercice de la parentalité.

Un nouveau projet professionnel se dessine alors : devenir psychologue pour apporter un soutien, un accompagnement à la parentalité et, à plus long terme, créer un lieu, un peu comme une maison de la parentalité, dans lequel il serait proposé :

  • des ateliers enfant-parents dans le but de faire ensemble mais surtout d’être ensemble, dans une écoute et un partage mutuels,
  • des conférences sur des thèmes relatifs au développement de l’enfant,
  • des entretiens thérapeutiques enfant-parents.

Je décide alors de poursuivre mes études au-delà de la licence. D’abord le master 1 puis le master 2.

L’entrée en master 2 se fait sur dossier : 340 candidats pour 45 à 75 places selon la spécialité choisie. J’ai attendu 3 ans avant d’être admise. J’ai sollicité la Fondation Après-Tout pour m’aider à finaliser mes études et à financer l’année du master 2. En effet, celui-ci comprend des cours mais aussi deux stages et énormément de travail personnel. Il m’était donc difficile de continuer à exercer une activité professionnelle en parallèle.

Depuis le 1er juillet de cette année, je suis psychologue. C’est déjà un petit pas vers mon projet. Et puis, au cours de cette année de M2, j’ai donc effectué deux stages. L’un à l’hôpital de la Croix-Rousse à la fois dans le service de néonatalogie et au sein du réseau Ecl’Aur qui propose un suivi aux enfants nés prématurément et un accompagnement pour leurs parents. L’un de mes objectifs de stage consistait à penser à la création d’un lieu d’accueil enfant-parents spécifique à la prématurité car la naissance prématurée d’un enfant est très souvent vécue par les parents comme un véritable traumatisme pouvant impacter la relation enfant-parents. Le soutien des parents s’effectue dans le service, dès la naissance de l’enfant mais la prise en charge cesse ou reste infime à la fin de l’hospitalisation de l’enfant. L’idée soutenue par le projet du lieu d’accueil enfant-parents est celle que le soutien à la parentalité doit pouvoir être proposé et se poursuivre au-delà du temps d’hospitalisation de l’enfant de façon à soutenir les compétences des parents autour du développement de l’enfant.

Actuellement, je continue à apporter ma contribution, avec mes maîtres de stage, à ce projet pour que ce lieu voit le jour.

Mon second stage s’est déroulé dans un multi-accueil qui dépend de l’association des centres sociaux et culturels de La Mulatière. A la fin de ce stage, la directrice adjointe de cette association m’a proposé un poste. Ainsi, depuis fin septembre et jusqu’à mi-décembre, je suis chargée de mission petite enfance dans cette association. Cela consiste à mettre en place, expérimenter et évaluer divers modes de garde, dont certains sont innovants, pour enfants de moins de 3 ans, sur le bas de la commune, dans le quartier du Confluent. Un des objectifs prioritaires de ces dispositifs est le soutien et l’accompagnement à la parentalité. A plus long terme, l’idée de l’association est de créer une maison de la parentalité qui se situerait dans cette partie de la commune.

Ces expériences me satisfont puisqu’elles vont dans le sens de mon projet professionnel.

Ainsi, en finançant une partie de mes études, la Fondation Après-Tout a contribué à ce que je réalise ou commence à réaliser mon projet professionnel. Mais, la Fondation Après-Tout, c’est également un soutien humain. Tout d’abord parce qu’en acceptant de financer mon projet, la Fondation m’a signifié que celui-ci était viable, qu’il n’était pas une pure utopie de ma part, que j’étais crédible. Et puis, un soutien humain aussi puisque, à chacune de mes interrogations, la Fondation a toujours été présente pour y répondre.

Pour terminer, j’ajouterai : qu’entre le début et la fin de ma reprise d’études, il s’est écoulé 12 ans. Ce temps peut paraître long mais il marque ma détermination et montre, un peu à l’image du travail psychique lors d’une thérapie, que les « choses » solides s’élaborent dans le temps et non dans la précipitation.


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